Et au milieu de ces ordis, ils se sont souri…

Elle lui dit j’ai rendez-vous dans un sous-sol avec des fous
Qui vivent la souris à la main du soir au matin
Alors il l’a accompagnée, ils ont tchatché, ils ont surfé
Et au milieu de ces ordis, ils se sont souri.

Comme chaque année, je me rends compte qu’une nouvelle année s’ajoute au compteur. Je ne vois pas le temps passer, j’ai toujours cette impression que c’était hier. Tout ce chemin parcouru, pas toujours comme on aurait voulu mais nous avons parcouru tout ce chemin ensemble. Déjà 11 ans que nous sommes mariés.

Année spéciale. Des semaines se sont suivies, plus ou moins chargées, mais toujours aussi proches qu’au premier jour que nous nous sommes rencontrés. Des moments difficiles comme des moments heureux.

Noces de corail paraît-il. Continuer la lecture de « Et au milieu de ces ordis, ils se sont souri… »

Carpe diem

Paysages qui défilent à toute vitesse, nuages qui semblent immobiles alors que je suis dans un train. Un sentiment enivrant de liberté m’envahit. Mais cette liberté n’est pas réelle. 

Mon reflet dans la vitre est immobile, il bouge parfois selon l’éclairage du soleil et du paysage. Le soleil qui éclaire avec des intensités variables, comme si quelqu’un me parlait au fond de moi. Essayer de maîtriser ce vertige malgré le paysage qui défile à toute vitesse, me dire que tout va bien. 

Tantôt de la verdure, tantôt des champs de blé d’épi de couleur or prêts à être récoltés, tantôt des champs labourés avec leurs bottes de foin. 

Mon esprit est comme ce paysage qui défile à toute vitesse. Plusieurs sentiments m’envahissent. Parfois je voudrais être à hier, parfois je veux profiter de l’instant présent et parfois je voudrais être à demain. 

Ce mélange de sentiments est-il normal ? je ne sais pas. 

À l’idée de certaines pensées, ma mâchoire se serre et mes yeux s’embuent. 

Je me reprends. Il n’y a pas de raison d’être triste. 

Juste un manque, des manques. 

Certains seront comblés bientôt, d’autres j’espère rapidement et certains jamais… 

Se concentrer sur l’instant présent, me reposer, profiter, ne pas culpabiliser, ne pas avoir de regrets, c’est mes objectifs.

Déjà un an que tes blagues nous manquent.

Tonton Claude, déjà un an que tu es parti. Difficile de ne pas laisser la tristesse m’envahir, car c’est pas ce que tu aurais voulu. Tu aurais voulu qu’on rie à chaque moment qui se présente.

L’année qui vient de s’écouler, je me suis surprise à penser à toi. Tu m’as accompagnée par la pensée dans mes moments joyeux, mes moments tristes. À chaque fois que je pensais à toi, je me demandais quelle serait ta réponse à ce moment, qu’est ce qu’il faudrait faire.

Je m’imagine ces réponses, ça me réconforte doucement.  Continuer la lecture de « Déjà un an que tes blagues nous manquent. »

Alone. Inside. Outside.

Il est de ces journées où tu peux te sentir seule à l’intérieur de toi et à l’extérieur de ton corps.

Le sentiment d’être seule n’est pas forcément plaisant. Ça dépend de la situation. Il arrive que j’apprécie d’être seule quand il y a trop de bruit par exemple, ou quand il y a trop d’informations négatives autour de moi.

Tu peux te sentir seule quand tu ouvres ton frigo et qu’il est vide. Aucun rapport, je sais mais moi c’est un sentiment de solitude. 🙂

En ce moment, c’est plutôt de la frustration car personne peut comprendre ce que je vis. Et parfois les messages que je reçois peuvent être maladroits, dans ces moments-là on peut se sentir seule. C’est un sentiment terrible. Je me sens seule parce que je parle pas à grand monde, chacun a sa vie. Je le sais.  Continuer la lecture de « Alone. Inside. Outside. »

10 ans que je t’ai dit oui…

L’an dernier, je publiais un extrait de notre chanson que nous avions chantée.
Très souvent j’y repense. Elle est tellement vraie … et elle a été vérifiée tant de fois au quotidien. Même si on ne rigole pas tous les jours, je ne vois pas comment serait ma vie sans lui.

Et au milieu de ces ordis, ils se sont souri.

10 ans, ce sont les noces d’étain. On ne fera pas de repas aux chandelles cette année. Elle est spéciale cette année. On part à trois vers la destination que nous avions faite à deux il y a 10 ans.

Faire les 10 ans d’une conférence : Paris Web sachant que pour le premier j’avais pas pu y aller … Cette fois, nous étions ensemble. Une année vraiment spéciale.

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Tonton bêtise est parti …

Fatigué par cette lutte permanente depuis ces dernières années.
Tu t’es battu tel un lion face à ce cancer très courageusement.
Finalement tu es parti.

Je ne veux pas que tu partes,
Je ne veux pas oublier ces souvenirs d’enfance,
Quand j’allais en vacances chez toi, j’aimais passer la journée avec Marie-France, vous attendre toi et les garçons rentrer le soir et partager le repas en famille,
J’étais toujours la dernière à avoir fini et toi le premier.
Ça te faisait rire, tu me taquinais en me disant de manger plus vite, en me disant d’arrêter de parler.

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Overdose d’informations

Je me rends compte que nous sommes soumis à une overdose d’informations, de données, d’internet, de …
Trop de choses, un ensemble de trop

Forcée au repos, j’ai été obligée de ralentir physiquement mais pas intellectuellement.
Durant cette semaine, je me suis rendue compte que j’avais lu plusieurs billets similaires qui faisaient écho en moi.

« Le silence numérique fait du bien, il permet de se recomposer » — Karl

« Un peu de recul, ça ne fait pas de mal« — Stéphane

Je me suis rendue compte qu’on nous repassait souvent les mêmes images à la télévision cette semaine, certaines sont violentes, d’autres sont limite « campagne » comme si on essayait de nous vendre quelque chose … J’ai eu une overdose d’informations. J’ai eu envie de me couper de tout cela. De faire le vide. D’avoir du temps pour moi, pour ce que j’ai envie de faire.

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Je suis Charlie

A midi, un collègue m’apprend la terrible nouvelle. Sur le coup, je ne réalise pas trop.
Je regarde sur internet, et là… plus de mots. Je réalise que c’est bel et bien arrivé.

L’après-midi qui a suivi a été bizarre, avec un oeil permanent sur mon twitter et les différents journaux, j’aperçois par moments quelques tweets déplacés, qui n’ont pas vraiment leur place en ces moments difficiles.

J’essaie de continuer à travailler mais c’est difficile. Continuer la lecture de « Je suis Charlie »

Un petit escargot qui essaie de supporter la civilisation…

Le titre est peut être racoleur, mais c’est ce que je suis. Depuis un mois, je prends les transports en commun avec mon sac à dos qui contient mon outil de travail, un mois que je me dis que je devrais écrire cet article… surtout depuis que j’ai vu le statut de ma copine Sandrine sur Facebook. Il y a des images excellentes sur le site TakeBackTheMetro.

Ce matin, le summum de l’incivilité m’a poussée à écrire.

Je prends le bus, je vois une place, je me dis que je vais m’y installer pour une fois qu’il y avait de la place. Je m’assois à coté d’un jeune homme qui prenait un peu de place. Il était assis, les jambes écartées, les bras écartés et les mains dans les poches. En asseyant, je pensais qu’il aurait l’amabilité de s’asseoir sans prendre autant de place, ben non. Monsieur est resté dans cette position jusqu’à ma descente du bus.

C’est quelque chose qui est difficile pour moi, d’être dans cette position à devoir supporter cette proximité, mais surtout cette incivilité. Qu’est ce que ça apporte aux gens d’être désagréable de si bon matin ?
Car tous les matins, je voyage en mode ‘sardine’ dans le bus. Le RER c’est variable selon l’heure, avec un peu de chance je suis assise. Continuer la lecture de « Un petit escargot qui essaie de supporter la civilisation… »

Nouveau rythme

Voilà déjà 3 semaines de passées depuis mon dernier billet. J’ai commencé un nouveau travail.

Chaque matin, je prends le RER, chose que je n’avais pas faite depuis très longtemps, auparavant je prenais soit le bus soit le rer aux heures creuses. Retrouver la ville.

Avoir un rythme différent. M’organiser pour pouvoir continuer à aller chercher mon fils à la sortie de l’étude.

Je cherche encore mes horaires du matin en particulier pour justement éviter cette foule hostile que je n’aime pas, que je ne comprends pas. Je me refuse de courir, je ne veux pas courir, stresser. C’est mon défi quoi qu’on en dise.

J’ai du mal à supporter le fait que les gens soient si incivilisés, si méchants, à se pousser pour pouvoir monter dans la rame, pour en descendre le premier. Je ne comprends pas. On est tous dans le même panier. Mon défi est d’avoir un sourire de quiconque dans le RER, le bus, peu importe la personne. Juste un peu d’humanité, de civilité, ça n’a jamais fait de mal à personne. Continuer la lecture de « Nouveau rythme »