2012, regard dans le rétro

L’année avait mal commencé.
Malgré les efforts pour surmonter les aléas de mon handicap, je n’ai pas pu rester au précédent poste préférant sauver ma motivation professionnelle.
Ça paraît bizarre, mais j’y reviendrai quand je serai prête à en parler.

Se remettre à la recherche d’un emploi, n’est pas chose aisée pour tout le monde. après de longues années où j’ai travaillé seule.
Encore moins quand on dit qu’on est sourde et qu’on parle. Les gens ont encore du mal à réaliser que ça puisse être possible.

Les idées reçues sont parfois pas toujours vraies.

« Sourd-muet » est un mot qui est encore dans le dictionnaire, seulement vouloir résumer la population sourde à ce terme, c’est pas cohérent. Si seulement, ça pouvait être rectifié dans le dictionnaire, ils ont bien rajouté Twitter, pourquoi pas modifier certains mots ?
Un sourd peut parler, coder ou signer. les possibilités sont grandes.
Ensuite, la surdité est un handicap qui est à priori invisible. Comprendre par là, si je marche seule dans la rue, ça ne se voit pas.
On a tendance à vouloir définir les choses par le visuel : un sourd qui pratique la langue des signes n’est pas invisible puisque la LSF est quelque chose de très visuel.

Après plusieurs mois d’entretiens effectués à la chaîne certaines semaines, parfois des entretiens décrochés à la dernière minute, tout cela sans téléphoner relève de l’exploit.

J’ai pourtant reçu de nombreuses demandes où je devais tantôt rappeler vocalement mon correspondant, tantôt être disponible de suite avec un portfolio et sur Paris.

Malgré ces 7 mois de recherches intensives, j’en suis arrivée à douter de mes compétences professionnelles, de ma capacité à communiquer avec les autres, de mon utilité à vouloir faire bouger les choses, de moi tout simplement.

J’ai bien heureusement été entourée durant ces 7 mois, je remercie ces personnes ici qui se reconnaîtront, aussi bien pour le soutien moral que professionnel.

J’ai finalement trouvé un poste où je m’épanouis vraiment, où je ne suis pas réduite à une fonction précise dans une société quelconque. Mais à un poste qui a mille et une facettes qu’on peut difficilement imaginer.

Un poste qui m’amène à d’autres réflexions intéressantes auxquelles je n’aurais pas pensé. Quelle richesse pour la première moitié de 2013 !

2 réflexions sur « 2012, regard dans le rétro »

  1. J’arrive avec beaucoup de retard mais toutes mes félicitations ! J’espère que tu trouveras quand même le temps de faire merveilles en tricot et surtout d’écrire pour ton blog ^____^

    À bientôt

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