Demain, ça ira mieux.

Paquet de mouchoirs vide de marque Lotus

Il y a un peu plus de 2 ans, j’ai fait une grosse dépression. J’en ai jamais reparlé vraiment sur ce blog. C’était au départ un burn-out mais qui a caché un mal-être bien plus profond. Je ne me suis jamais exprimée sur la question car c’est un sujet sensible pour moi bien que je sois en accord avec la plupart des contenus que je peux lire sur Internet. Un jour peut-être.

Comme je n’entends pas, je passe mon temps à compenser et surcompenser si bien que la plupart du temps, l’impression qu’on a que je comprends tout, que tout va bien.

Mais ma vie, c’est un peu comme la dictée à trous.

J’ai des moments où tout va bien parce que j’ai tout compris et analysé avec les bonnes réponses et surtout parce que je ne suis pas fatiguée. Heureusement que j’ai quelques personnes autour de moi qui m’aident à combler les trous de cette dictée.

Ce matin, je n’ai plus d’énergie, je me sens vidée, au fond de mon lit.
Je fais pourtant attention à avoir des nuits de qualité, je sais que les bonnes nuits me permettent de tenir le coup et d’être celle que vous connaissez.
J’ai les larmes aux yeux. Je me retiens de me laisser aller, je m’interdis même de tout lâcher même si l’envie est très présente. J’ai le sentiment d’être nulle, que je ne vaux rien, d’être à côté de la plaque parfois et bien d’autres choses.

Je sais quelque part au fond de moi que ce n’est pas vrai, mais les larmes qui coulent sur mes joues me font dire que je suis fatiguée. Fatiguée d’essayer d’aller bien, fatiguée de compenser, fatiguée de tout.

Ces signes me font dire, que le fond du trou n’est pas si loin qu’on peut le penser. Autour de moi, on est loin d’imaginer ce que je ressens en ce moment.

Cette tristesse permanente, même si elle ne se voit pas. Serrer la mâchoire et se dire que ça va aller mieux, en même temps serrer la mâchoire tellement fort que les dents font mal. Qu’aujourd’hui est un jour sans. Mais les jours se ressemblent tous en ce moment.

Sentiment terrible. Impression d’être enfermée dans un moule qui n’est pas le mien. J’essaie vainement de sortir de ce moule, mais seule j’y arrive pas.

C’est tellement dur. Ces deux six dernières années ont été difficiles sans oublier les masques avec le Covid. Impression de devoir surcompenser pour comprendre, devoir faire de la suppléance mentale pour y arriver, penser aux autres mais s’oublier. S’oublier un peu trop fait que je deviens transparente.

Cette foutue spirale qui a commencé à m’avaler il y a 6 ans, elle continue de tourner, j’ai beau essayer de remonter à la surface, mais je n’y arrive pas. Je ne sais pas par où commencer. Toucher le fond, je l’ai fait il y a 2 ans, je veux pas y retourner, c’est trop sombre.

Demain, ça ira mieux.

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