Let it snow ! Let it snow ! Let it snow !

Pieds sur mon tapis d'entrée noir avec l'inscription "Hello" parsemé de neige

Oh the weather outside is frightful
But the fire is so delightful
And since we’ve no place to go
Let it snow, let it snow, let it snow

Quand la neige tombe, on a tous le regard émerveillé face à ces flocons qui tombent. Ces gouttes de pluie qui se sont transformées en flocons, essayer d’en voir la structure quand ils tombent. Nous sommes toujours sous l’émerveillement face à ce phénomène météorologique qui est magique.

Le silence est de mise, les sons sont étouffés comme si on nous avait enveloppés de ouate. Une sensation agréable, pour moi qui ai du mal avec les bruits parasites. J’en ai pas eu aujourd’hui. Merci la neige !

J’avais parlé de la neige et des appareils auditifs et c’était en 2013.

J’ai redécouvert la neige avec mes implants cochléaires il n’y a pas si longtemps que ça. Un court séjour en montagne m’a montré que la sonorité de la neige en ville ou en montagne était différente.

Des choses que je n’entendais pas avec les appareils, je les entends désormais mais avec plus de détails.

L’émerveillement touche même mon conjoint qui ne manque jamais de penser à moi quand il y a des choses nouvelles dans notre quotidien !

Le seul bruit que j’ai pu retrouver avec la période d’avant c’était le crounch, crounch de mes chaussures sur la neige. Le son est plus aigu qu’avant, plus net et précis ainsi que le bruit des crampons sur le bitume qui font crouic, crouic qui eux sont vraiment plus aigus.

J’ai découvert le frottement de mes vêtements sous le mouvement que je fais pour marcher. J’ai été obligée de marcher comme un cow-boy pour comprendre que c’était le frottement de mon pantalon, j’ai dû avoir fière allure pendant un court instant à marcher comme Lucky Luke.
Pareil pour les bras ballants, les entendre frotter sur les côtes, ça m’a agacée de voir que c’était des petits bruits pas très forts mais énervants.
L’impression reste forte même si ce sont des bruits anodins que la plupart des personnes ont enfouies dans un coin de leur cerveau.

Cette impression d’être la seule à faire du bruit dans la rue. C’est désagréable parce que je n’arrive toujours pas à différencier si le son est fort ou pas.
J’apprends à comparer les bruits que je fais aux bruits que j’entends.
En observant autour de moi, je peux aussi savoir si je fais trop de bruit. La réaction des personnes qui m’entourent m’aide beaucoup à construire mon échelle de valeurs sonores.

Entendre les gens arriver derrière moi, entendre leur crounch, crounch, ça reste surprenant.
Je ne suis pas encore habituée à cette nouveauté.
C’est perturbant d’entendre tous ces sons alors qu’avec la neige, les bruits parasites sont étouffés. Le son du moteur de la voiture diesel qui roule au ralenti ne fera pas le même son que celle qui roule à l’essence.
Entendre en plus le pneu qui écrase la bouillie de neige sur la chaussée, c’est encore difficile pour moi à expliquer. Je cherche encore mes mots pour définir les sons que j’entends.

Note à moi-même : le son de la pelle qui racle le bitume m’est très désagréable, la prochaine fois j’utiliserai un balai de jardin.

Je n’avais jamais fait attention : en faisant une boule de neige, on entend le son de la neige qui se compacte sous nos doigts. Un crissement faible mais aigu. C’est drôle, je ne m’en rends compte qu’après avoir aimé la faire, l’entendre atteindre sa cible et se désagréger sous la force de l’impact.

Je vous ai trouvé une petite vidéo dans la thématique qui est marrante 🙂

Je sais que la neige ne fait pas de bruit quand elle tombe. Une chose est certaine : le monde sonore change de perspective quand la neige est là.

2 réflexions sur « Let it snow ! Let it snow ! Let it snow ! »

  1. > Cette impression d’être la seule à faire du bruit dans la rue. C’est désagréable parce que je n’arrive toujours pas à différencier si le son est fort ou pas.

    Si ça peut te rassurer, les entendants (enfin, certains) ont cette même inquiétude. J’ai très (trop ?) conscience de mes bruits d’une façon générale, et il m’arrive souvent de me surprendre à respirer discrètement pour écouter si je fais du bruit. Par exemple dans la rue avec un casque sur les oreilles quand j’écoute de la musique, ma respiration est amplifiée et j’ai l’impression de faire un bruit de soufflet de forge. Je dois quitter le casque et comparer avec le bruit ambiant 🙂

    Rassurée ? 🙂

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