Childhood

Je ne savais pas quoi écrire hier. Stéphane m’a lancé : « childhood ». J’espère que je ne me suis pas trompée.

L’enfance. Quel mot compliqué.

Je viens de m’asseoir dans le train, le lieu favori pour l’inspiration de l’écriture.

L’enfance pour moi représente la liberté, la prise de risque sans conscience.

Qu’est ce que j’aimais ça, j’aime encore ça mais j’ai la conscience maintenant. Ça change un peu le goût du risque. 

Je n’avais pas cette prise de conscience du regard des autres sur moi, et c’était bien.

L’enfance, c’est aussi le terrain où j’allais chaque été vivre un mois avec mes cousines et cousins en Vendée sur le terrain du patriarche maternel.

Du temps passé à cueillir des roseaux, se cacher sous les caravanes, se faufiler dans les champs de tournesol et se faire coincer par les agriculteurs qui nous alpaguaient, à mâcher le blé cru jusqu’à qu’il en devienne un chewing-gum naturel sans goût mais la matière était celle d’un chewing-gum, sucer le pollen de certaines petites fleurs violettes qu’on  trouvait dans ces champs et les trouver sucrées et surtout « fumer le calumet de la paix », rituel que chacun de mes cousins comprendra. Desolée, ce sont des moments qui se partagent qu’entre nous.

Tout ça, c’est l’enfance et j’ai envie de recommencer une nouvelle enfance avec mes implants, mon fils, mon mari, faire des choses sans insouciance.

Une réflexion sur « Childhood »

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