Faire 1000 km à vélo toute seule, c’est possible.

Selfie au moment du BeReal

Il y a deux ans, jour pour jour, je partais pour mon défi personnel. Faire 1000 kilomètres toute seule. L’équivalent d’un Paris-Bordeaux en passant par la Loire-Atlantique.

C’est finalement un défi assez surprenant, se dépasser physiquement, mentalement, mais aussi se prouver qu’on est capable.

Être une personne sourde et voyager seule. Rien que ça, beaucoup croyaient que j’avais préparé des mois avant, le trajet, mes réservations, mes points d’étape, mon équipement, mon entrainement physique. Que nenni.

Mon trajet, allez, une semaine avant je l’ai défini mais pas plus que ça. Zéro entrainement. Oui ! Il fallait juste oser.

Les étapes, je les ai réservées au fur et à mesure. Je dois dire que la technologie a encore bien évolué. Il y a deux ans, j’étais pas vraiment capable de téléphoner, d’oser prendre le téléphone et dire Bonjour je suis arrivée, c’est fermé, comment je fais ? Aujourd’hui, même pas peur.

Dormir toute seule dans des endroits qui ne sont finalement pas adaptés à une personne sourde, si le lieu prend le feu, qui le savait que j’étais sourde ? Aujourd’hui, même pas peur.

Entrer dans des cafés remplis de bonhommes en train de boire leur petit rouge du jour et être en tenue de cycliste (moulante). C’est aussi apprendre à faire abstraction des yeux qui se posent sur vous. Aujourd’hui, même pas peur, ca vous forge une carapace aussi mentale et d’apprendre à être fière de soi, de s’aimer.

Pour ceux qui ne me connaissent pas vraiment ou depuis peu, j’avais décidé ce challenge parce que j’étais sans emploi, période propice à la réflexion. Après avoir effectué un voyage à l’étranger toute seule, j’avais envie de réitérer l’expérience.

Me prouver à moi-même que je pouvais le faire. Quand j’y repense, j’ai eu des jours difficiles pendant ce périple, mais j’en suis ressortie grandie.

Grandie pourquoi ? parce que 20 jours toute seule sur mon vélo, à réfléchir, à me parler à moi-même, à penser au billet que j’allais publier le soir, lever le nez vers le vent d’ouest, regarder autour de moi, admirer les châteaux, les vignes, réfléchir à ce que j’allais faire, si j’allais oser ou pas.

Je ne regrette rien jusqu’à aujourd’hui même s’il y a des jours plus ou moins faciles. Ce matin, petit moral mais finalement quand je repense au chemin parcouru depuis 2 ans, j’ai drôlement bien fait !

Faut croire que le mois d’avril est la période des défis… L’an dernier j’osais me lancer dans l’aventure entrepreunariale avec So accessible. Cette année, je me suis dit que ca faisait 21 ans qu’on essaie de faire avancer l’accessibilité numérique. J’ai pas trouvé plus palpitant que de lancer ce nouveau site rgaa-pour-les-nuls.fr.

N’hésitez pas à vous inscrire où à me laisser un petit message en commentaire de ce que vous attendez.

Vous ne pouvez pas revenir en arrière 
et changer le début. Mais vous pouvez partir 
de là où vous êtes, et changer la fin.– C.S. Lewis

Pour les curieux, voici le billet de départ d’il y a deux ans.

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